dimanche 31 janvier 2010

Nénette Parisienne.

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Voilà, Paris m'est tombée dessus et j'en ai pris
plein les pupilles. Trois jours entiers à me
prendre pour une starlette, à arptenter des
rues cultissimes, à dormir sous des lustres
étincelants et à boire du champagne grand cru.
Et je devrais retourner à mes cours de génie chimique?
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Pfffffff.
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jeudi 21 janvier 2010

Nénette A Menti!

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Mon-dieu-mon-dieu j'ai parlé trop vite!
Mon bonheur et mon épanouissement à peine clamés,
voilà que la mono vient me rejouer un sale petit tour...
Les analyses hurlent "MNI phase aiguë" sous mes yeux.
Nouvelle crise, nouvelle période de fatigue, nouvelle
pente à remonter... Mais tout ça a l'air moins grave que
la dernière fois, et je l'ignooooore la mono, je la méprise!
Je m'en vais quand même à Paris mercredi soir... Et il
semblerait qu'on veuille bien de moi pour un stage à...
AMSTERDAM! Mais ne précipitons rien, j'attends aussi
une réponse de Marseille... et de l'Oréal, waouh! La vie
bouge un peu trop vite à mon goût en ce moment...!
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A bientôt mes chéris!
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dimanche 17 janvier 2010

Nénette & 2010



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Bonheur (n.m): sensation à priori inconnu des énergumènes méchées plutôt maigrichonnes, qui s'exprime par un délicieux picotement au niveau des orteils, et par une curieuse envie de déballer sa dentition à tout le monde, oui même à la caissière moustachue d'Intermarché.
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Les partiels sont finis depuis une semaine les mecs! Je peux donc à présent vous souhaiter de tout mon coeur une excellente année. 2010 s'annonce joliement pour moi ! Enfin, le challenge n'était pas très dur à relever, étant donné que la prédédente année 2009, sûrement très triste de prendre sa retraite, a profité de ses derniers mois d’existence pour m’en faire voir de toutes les couleurs... Mononucléose, premier échec à mes exams, stage déprimant, remise en question de mes études, amitiés qui chancèlent, si elle ne m'avait pas apporté un amoureux je crois bien que je l'aurais banni à tout jamais du calendrier!
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Aujourd'hui je sens l'avenir très-très-très prometteur, je vois une année 2010 tournée vers l'évasion ! Evasion parce que je m’en vais trottiner quelques jours à Paris à la fin du mois de Janvier, à Londres pendant les vacances de février… Evasion parce que je me suis libérée de cet étau qu’était mon mépris pour mon école, aujourd’hui je déteste toujours autant ce que j’étudie, mais j’apprends à m’y intéresser, enfin j’essaie. Evasion par les bouquins, dont je peux à nouveau tourner délicieusement les pages en ces temps de relaxation-post-exams, évasion par les mots… Surtout par les mots ! Ne m’en voulez pas de ce silence qui tue progressivement mon blog, ce n’est pas un silence qui rime avec page blanche ! Je réunie et retravaille en ce moment tous les textes de ce blog, pour les regrouper dans une sorte de recueil… J’en ai fini avec vingt-trois d’entre eux, plus que deux à écrire et je ferai quelque chose de tout ça, j’irai au delà du blog. Juste pour me prouver quelque chose. Pour essayer de me trouver une autre voie. Pour m’amuser, aussi.
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Voilà, je sais que ceux que je n’ai pas l’occasion de voir souvent vienne par ici pour prendre de mes nouvelles. Tout va bien. J’ai tué la mononucléose, même si elle m’a grignoté de cinq kilos que je n’arrive pas à reprendre. J’ai fête mardi dernier mes sept mois de bonbon rose avec mon marocain. Je me suis assagie. Je n’ai plus de frange haha. J’ai plutôt réussi mes examens. Je compte faire mon stage de troisième année à Paris, mais zéro réponse pour l’instant. Jai fait des soldes de princesse et je n’ai pas trop détesté Avatar. A cet instant t, j’aime la vie. Ca me suffit.
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Je vous embrasse.
Portez-vous bien.
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mardi 22 décembre 2009

Nénette & Les Partiels... Encore...

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Je partiel.
Tu partiels.
Il, elle partiel.
Nous partiellons.
Vous partiellez.
Ils partiellent.
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Et oui.
Nouvelle année oblige exams à la rentrée.
Moi qui avait des tas de trucs à vous dire!
Je profite quand même de ces quelques minutes où l'envie
de bosser les rayonnements thermiques ne m'opresse pas
particulièrement, oui j'en profite pour vous dire que, très
vite, quand cette semaine d'angoisse que sont les partiels
sera over, je vous raconterai des trucs et des machins
par milliards. Oui oui oui. En attendant vous pouvez
toujours nous admirer, Elise et moi-même, sur cette photo
dignement représentative de notre beauté plutôt fatale.
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A très vite les chous.
Bonnes fêtes et des cadeaux par milliers.
Et beaucoup, beaucoup de bulles de champagne.
Et de toasts de foie gras.
Et de langoustes en entrée.
Et de bûches glacées avec, planté bien droit dessus,
le petit sapin que tout le monde se dispute.
Ce qui est stupide puisqu'il est en plastique.
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J'vous aime.
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vendredi 4 décembre 2009

Nénette & Les Contes d'Effet.

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Cannabis & le poète dyslexique

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___Elle avait les yeux bleus et s’appelait tristement Cannabis. Son père n’avait pour ainsi dire jamais existé, et sa mère la haïssait depuis qu’elle l’avait su grandir sous ses côtes. Elle l’appela Cannabis dans un élan de haine mêlé de frustration. Frustration de ne pas avoir su garder son homme. Haine envers cette môme qui lui rappelait son échec. Lorsqu’elle l’expulsa hors de son ventre, elle refusa de crier. Elle se contenta de fixer la gamine qui braillait, en se jurant qu’elle ne trouverait pas le repos tant que ce bout de chair humaine à la voix de crécelle n’aurait pas vécu l’enfer. Elle s’y appliqua avec tant de hargne et de détermination que son plan fonctionna. Elle retrouva le sourire en maltraitant sa fille, en l’élevant dans la crasse, la nourrissant de vide. Il n’y eu pas d’histoire avant d’éteindre la lumière, pas de petites robes en tartan, pas de tartines au beurre. Elle l’habillait en garçon, lui coupait les cheveux de travers, la privait d’école, d’instruction, d’affection. Et s’en délectait. Jamais elle ne lui adressa un autre mot que ce prénom, Cannabis. Il tombait comme un couperet derrière la nuque de l’enfant, et se muait, jour après jours, en agression à huit lettres. Les années se succédèrent, et la mère perdit son âme en même temps qu’elle perdit la raison. Le matin de ses dix-huit ans, Cannabis s’éveilla sans sourire, elle fourra deux livres dont elle ne savait même pas lire le titre dans une taie d’oreiller travestie en sac, et passa pour la dernière fois le pas de sa porte. La rumeur dit que la mère rendit son dernier souffle ce jour-là.
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Il avait la barbe taillée en V et le regard perçant. Des années qu’il habitait cette terre, des années qu’il dessinait des poèmes dans sa tête sans pouvoir les transcrire. Le vieil homme était dyslexique, et sur le papier sa poésie avait un air de composition bâclée par un mauvais élève. Lorsque, dans de rares tentatives, il essayait de tracer ce qui sonnait si juste en lui, c’était pour finalement voir des lettres s’entremêler, des boucles s’enrouler, s’aplatir, des mots se travestir. Cependant, si le vieux poète n’avait pas l’orthographe facile, sa mémoire était des plus vaillantes. En quatre-vingt cinq années d’existence il apprit par cœur et se répéta tous les jours pas moins de cinq-cent-quarante-sept poèmes, des sonnets, des quatrains, des milliers de rimes qui s’épousaient à la perfection, de mots qui brillaient comme des bijoux. Mais quatre-vingt-cinq années sont bien le poids de toute une existence, et un matin, à son réveil, il fut incapable de réciter la dernière rime de son cinquante-quatrième tercet. Ce matin là fut le matin où le sens qu’il avait donné à sa douce vie de poète se tordit pour se resserrer autour de son coup. La vieil homme se sentit suffoquer, et passa précipitamment le pas de sa porte en priant pour qu’un supplément d’air dans ses poumons lui rende sa rime, et sa sérénité. La rumeur dit qu’une mère rendit son dernier souffle ce jour là.
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C’est ainsi qu’ils se rencontrèrent, dans un instant de détresse dévorante, avec au ventre la peur grandissante de finir seuls, et inutiles. Cannabis croisa le regard perçant du vieux poète, le vieux poète dévisagea Cannabis. Il lut son âme à travers ses deux prunelles bleues, il ressentit son envie de naître à nouveau, de recommencer quelque chose de plus beau. Il la prit sous son aile, et elle aima ce nouveau père loufoque à la barbe en bataille. En une année il lui apprit à lire, en six mois elle parvint à écrire sans trop de fautes. Lentement, ils transcrivirent ensemble les cinq-cent-quarante-sept poèmes, et sur le papier, tracée de cette petite écriture infantile et tremblante, la poésie du vieil homme s’en trouva plus belle, plus précieuse. Ce fut Cannabis qui remplaça la rime manquante du cinquante-quatrième tercet. Ses mots étaient justes et lumineux, et son art se mêla rapidement à celui de son maître. De ces deux âmes d’artistes, on n’aurait su dire laquelle était la plus vieille. Elles fonctionnèrent ensemble, jusqu’à l’issu logique de toute vie. Nul ne sait qui des deux partit le premier. Sont-ils d’ailleurs vraiment partis? Ils vivent encore, sous une rime, derrière un alexandrin. Dans chaque poème, ils vous sourient. Cannabis, et le vieil homme dyslexique.

lundi 30 novembre 2009

Nénette Cherche.


Stage ingénieur chez Chanel envisageable...
Karl, Paris, moi & M'dame Chimie réconciliées...
C'est le moment de prier les mecs!
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Un article tout frais arrive...
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samedi 21 novembre 2009

Nénette Sous La Douche!

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Histoire d’un pommeau de douche
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___Je suis un pommeau de douche. Quinze pourcents d’aluminium, quatre-vingt-cinq pourcents d’acier inoxydable. Quelqu’un, un jour, a percé ma tête de trous par lesquels je crache dorénavant sur demande des litres d’eau potable qui se perdent à travers un siphon. Je ne suis pas artificiellement intelligent, je ne suis même pas robotisé, j’obéis juste à des bras, des jambes, des corps humains qui m’utilisent et m’ont greffé sur le mur de leur douche. Mon existence est monotone. Je compte les heures en micromètres carrés que la corrosion vient grignoter sur mon crâne, les jours en clignotement des néons de la salle d’eau, les années en rides qui creusent irrévocablement les peaux de mes propriétaires. De mes tortionnaires devrais-je dire. Deux enfants, deux parents. Et cinq années que je suis bétonné, comme menotté, à ce mur d’un blanc sale, et que dans l’espace limité par trois cloisons humides et un ridicule rideau de douche griffée Ikea, j’asperge consciencieusement leurs visages, aplatis leurs cheveux contre leurs nuques, fais couler leur rimmel, piquer leurs yeux. Cinq années au fil desquelles j’ai vu la petite fille se muer en adolescente au physique ingrat, le crâne du père se transformer en terre hostile, le ventre de la mère enfler, se déformer, et trois saisons plus tard laisser place à un amalgame de peaux plissées et de cicatrices, au fil desquelles j’ai entendu des pleurs, des grincements de dents, des voix de crécelles qui faisaient trembler les murs, au fil desquelles j’ai surpris des situations indécentes, des enchevêtrement écœurants de bras et de jambes, de ces visages trop bien connus, ou parfois d’autres, anonymes.
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J’ai cinq ans et je ne supporte plus de fixer ces corps blancs, bourrelés, hideux, criant de défauts. Ces quatre parcelles de peau laiteuses, sur lesquelles on me presse, sur lesquelles je crache mon dégoût, ces enveloppes nues que je noie sous mes jets pour les brouiller à ma vue, que je brûle d’une eau trop chaude, que j’abîme de toutes mes forces.
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Car n’avez-vous jamais remarqué à quel point il est difficile de me régler ? Et croyez-vous vraiment que ce soit un hasard ?
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