mardi 22 décembre 2009

Nénette & Les Partiels... Encore...

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Je partiel.
Tu partiels.
Il, elle partiel.
Nous partiellons.
Vous partiellez.
Ils partiellent.
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Et oui.
Nouvelle année oblige exams à la rentrée.
Moi qui avait des tas de trucs à vous dire!
Je profite quand même de ces quelques minutes où l'envie
de bosser les rayonnements thermiques ne m'opresse pas
particulièrement, oui j'en profite pour vous dire que, très
vite, quand cette semaine d'angoisse que sont les partiels
sera over, je vous raconterai des trucs et des machins
par milliards. Oui oui oui. En attendant vous pouvez
toujours nous admirer, Elise et moi-même, sur cette photo
dignement représentative de notre beauté plutôt fatale.
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A très vite les chous.
Bonnes fêtes et des cadeaux par milliers.
Et beaucoup, beaucoup de bulles de champagne.
Et de toasts de foie gras.
Et de langoustes en entrée.
Et de bûches glacées avec, planté bien droit dessus,
le petit sapin que tout le monde se dispute.
Ce qui est stupide puisqu'il est en plastique.
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J'vous aime.
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vendredi 4 décembre 2009

Nénette & Les Contes d'Effet.

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Cannabis & le poète dyslexique

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___Elle avait les yeux bleus et s’appelait tristement Cannabis. Son père n’avait pour ainsi dire jamais existé, et sa mère la haïssait depuis qu’elle l’avait su grandir sous ses côtes. Elle l’appela Cannabis dans un élan de haine mêlé de frustration. Frustration de ne pas avoir su garder son homme. Haine envers cette môme qui lui rappelait son échec. Lorsqu’elle l’expulsa hors de son ventre, elle refusa de crier. Elle se contenta de fixer la gamine qui braillait, en se jurant qu’elle ne trouverait pas le repos tant que ce bout de chair humaine à la voix de crécelle n’aurait pas vécu l’enfer. Elle s’y appliqua avec tant de hargne et de détermination que son plan fonctionna. Elle retrouva le sourire en maltraitant sa fille, en l’élevant dans la crasse, la nourrissant de vide. Il n’y eu pas d’histoire avant d’éteindre la lumière, pas de petites robes en tartan, pas de tartines au beurre. Elle l’habillait en garçon, lui coupait les cheveux de travers, la privait d’école, d’instruction, d’affection. Et s’en délectait. Jamais elle ne lui adressa un autre mot que ce prénom, Cannabis. Il tombait comme un couperet derrière la nuque de l’enfant, et se muait, jour après jours, en agression à huit lettres. Les années se succédèrent, et la mère perdit son âme en même temps qu’elle perdit la raison. Le matin de ses dix-huit ans, Cannabis s’éveilla sans sourire, elle fourra deux livres dont elle ne savait même pas lire le titre dans une taie d’oreiller travestie en sac, et passa pour la dernière fois le pas de sa porte. La rumeur dit que la mère rendit son dernier souffle ce jour-là.
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Il avait la barbe taillée en V et le regard perçant. Des années qu’il habitait cette terre, des années qu’il dessinait des poèmes dans sa tête sans pouvoir les transcrire. Le vieil homme était dyslexique, et sur le papier sa poésie avait un air de composition bâclée par un mauvais élève. Lorsque, dans de rares tentatives, il essayait de tracer ce qui sonnait si juste en lui, c’était pour finalement voir des lettres s’entremêler, des boucles s’enrouler, s’aplatir, des mots se travestir. Cependant, si le vieux poète n’avait pas l’orthographe facile, sa mémoire était des plus vaillantes. En quatre-vingt cinq années d’existence il apprit par cœur et se répéta tous les jours pas moins de cinq-cent-quarante-sept poèmes, des sonnets, des quatrains, des milliers de rimes qui s’épousaient à la perfection, de mots qui brillaient comme des bijoux. Mais quatre-vingt-cinq années sont bien le poids de toute une existence, et un matin, à son réveil, il fut incapable de réciter la dernière rime de son cinquante-quatrième tercet. Ce matin là fut le matin où le sens qu’il avait donné à sa douce vie de poète se tordit pour se resserrer autour de son coup. La vieil homme se sentit suffoquer, et passa précipitamment le pas de sa porte en priant pour qu’un supplément d’air dans ses poumons lui rende sa rime, et sa sérénité. La rumeur dit qu’une mère rendit son dernier souffle ce jour là.
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C’est ainsi qu’ils se rencontrèrent, dans un instant de détresse dévorante, avec au ventre la peur grandissante de finir seuls, et inutiles. Cannabis croisa le regard perçant du vieux poète, le vieux poète dévisagea Cannabis. Il lut son âme à travers ses deux prunelles bleues, il ressentit son envie de naître à nouveau, de recommencer quelque chose de plus beau. Il la prit sous son aile, et elle aima ce nouveau père loufoque à la barbe en bataille. En une année il lui apprit à lire, en six mois elle parvint à écrire sans trop de fautes. Lentement, ils transcrivirent ensemble les cinq-cent-quarante-sept poèmes, et sur le papier, tracée de cette petite écriture infantile et tremblante, la poésie du vieil homme s’en trouva plus belle, plus précieuse. Ce fut Cannabis qui remplaça la rime manquante du cinquante-quatrième tercet. Ses mots étaient justes et lumineux, et son art se mêla rapidement à celui de son maître. De ces deux âmes d’artistes, on n’aurait su dire laquelle était la plus vieille. Elles fonctionnèrent ensemble, jusqu’à l’issu logique de toute vie. Nul ne sait qui des deux partit le premier. Sont-ils d’ailleurs vraiment partis? Ils vivent encore, sous une rime, derrière un alexandrin. Dans chaque poème, ils vous sourient. Cannabis, et le vieil homme dyslexique.
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lundi 30 novembre 2009

Nénette Cherche.


Stage ingénieur chez Chanel envisageable...
Karl, Paris, moi & M'dame Chimie réconciliées...
C'est le moment de prier les mecs!
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Un article tout frais arrive...
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samedi 21 novembre 2009

Nénette Sous La Douche!

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Histoire d’un pommeau de douche
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___Je suis un pommeau de douche. Quinze pourcents d’aluminium, quatre-vingt-cinq pourcents d’acier inoxydable. Quelqu’un, un jour, a percé ma tête de trous par lesquels je crache dorénavant sur demande des litres d’eau potable qui se perdent à travers un siphon. Je ne suis pas artificiellement intelligent, je ne suis même pas robotisé, j’obéis juste à des bras, des jambes, des corps humains qui m’utilisent et m’ont greffé sur le mur de leur douche. Mon existence est monotone. Je compte les heures en micromètres carrés que la corrosion vient grignoter sur mon crâne, les jours en clignotement des néons de la salle d’eau, les années en rides qui creusent irrévocablement les peaux de mes propriétaires. De mes tortionnaires devrais-je dire. Deux enfants, deux parents. Et cinq années que je suis bétonné, comme menotté, à ce mur d’un blanc sale, et que dans l’espace limité par trois cloisons humides et un ridicule rideau de douche griffée Ikea, j’asperge consciencieusement leurs visages, aplatis leurs cheveux contre leurs nuques, fais couler leur rimmel, piquer leurs yeux. Cinq années au fil desquelles j’ai vu la petite fille se muer en adolescente au physique ingrat, le crâne du père se transformer en terre hostile, le ventre de la mère enfler, se déformer, et trois saisons plus tard laisser place à un amalgame de peaux plissées et de cicatrices, au fil desquelles j’ai entendu des pleurs, des grincements de dents, des voix de crécelles qui faisaient trembler les murs, au fil desquelles j’ai surpris des situations indécentes, des enchevêtrement écœurants de bras et de jambes, de ces visages trop bien connus, ou parfois d’autres, anonymes.
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J’ai cinq ans et je ne supporte plus de fixer ces corps blancs, bourrelés, hideux, criant de défauts. Ces quatre parcelles de peau laiteuses, sur lesquelles on me presse, sur lesquelles je crache mon dégoût, ces enveloppes nues que je noie sous mes jets pour les brouiller à ma vue, que je brûle d’une eau trop chaude, que j’abîme de toutes mes forces.
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Car n’avez-vous jamais remarqué à quel point il est difficile de me régler ? Et croyez-vous vraiment que ce soit un hasard ?
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jeudi 19 novembre 2009

Nénette Se Vampirise.

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AAAAAAAAH C'EST REPARTI!

Je fais partie des groupies hystériques qui se sont

ruées dans les salles de cinéma le jour de la sortie

de cette immense blëgue qu'est Twilight 2.

Et comble de l'ironie j'ai surkiffé-ma-race.

Je mérite le bûcher, je crois.


On se retrouve en enfer les mecs.



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dimanche 15 novembre 2009

Nénette Voudrait Bien Deux Sucres S'il Vous Plaît.

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Le Bonbon Rose


_ ---C’est difficile de résumer un bonbon. Doit-on l’évoquer comme une personne, une histoire, une sensation ? Un bonbon rose c’est une aquarelle de toutes ces choses, une peinture de douceur diluée à l’eau. La traduction sucrée de quelque chose qui sonne bien. Le définir, c’est décrire ses ailes piquetés de couleurs qu’on froisse pour mieux déshabiller. C’est son petit cœur brillant, à la texture imparfaite. C’est son goût de sucre d’orge, son odeur de secret. C’est une saveur qui rappelle un attachement. A ces minutes à marcher d’une porte à une autre, à ce chemin qui se tisse de rites, à cette petite main qui se glisse timidement dans une autre. Un bonbon rose, c’est un peu de magie papilloté entre deux feuilles qui brillent. Et a sa douceur se mêle toujours une reminescence. La remémoration d’un sourire, de la vision de deux silhouettes dépareillées qui s’assortissent dans la vitrine d’une pâtisserie, d’un mot plus haut que l’autre, d’une larme, d’un aveu quand la lumière est éteinte. Lorsqu’un bonbon rose chatouille mes papilles, son goût fait plus que se diffuser, il s’écoute. Et le délice parle à mon oreille, il murmure, il raconte une après-midi de juin, une nuit d’été dans un lit trop petit, une distance en août. Les fibres de sucres s’étirent entre mes incisives comme les mois d’une histoire à qui le temps réussit. Il fait beau, dans un bonbon rose, comme s’il y avait du soleil sous cette carapace de glucose. Et lorsque je le croque, la lumière s’échappe, elle rayonne de toute ses forces derrière mes pupilles, elle les fait rire. Alors à quoi bon résumer un bonbon rose ? C’est parce qu’il est tout rond qu’il a un goût de sourire.


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samedi 14 novembre 2009

Nénette S'Indécise.

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Je parle abstrait, virgule, point.
A bientôt chers-et-tendres.

_ PHOTO: HEATH LEDGER DANS
L'IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS
(un film à ne pas voir soit dit-en passant)
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mardi 10 novembre 2009

Nénette Porte Du Noir.

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_ ___Une feuille s’arrache péniblement d’un arbre, une plume ravale son encre, un oiseau distend ses ailes et s’écroule en plein vol. Les couleurs se ternissent, les œuvres d’art se banalisent, les génies s’analphabétisent. Il manque un plat au menu, une note à la gamme, une aiguille à l’horloge. Le thé n’a plus sa tasse, l’histoire n’a plus sa fin, le temps ne suit plus sa course. Un homme sonne à une porte mais le chien n’aboie pas. Le soleil chauffe les nuques mais les rues se perdent sous une neige anthracite. Les pas ne laissent plus de trace, les chemins se défont, les silhouettes se perdent. Partout, le silence est assourdissant. Les formes sont des absences, il n’y a plus d’odeurs, plus de sens, les doigts s’entremêlent, les gens rient, les yeux pleurent. Il paraît qu’on a volé la lune. Il paraît qu’il n’y a plus de jours, plus de nuits. Plus rien. Si ce n’est une succession d’heures monotones, sous un ciel blanc de menaces. La certitude que des secondes vont s’égrener, que certaines nous balaierons plus vite que d’autres. Plus rien. Si ce n’est une ombre brillante au creux du ciel. L’empreinte d’une belle personne, l’éclat d’une sérénité étrange, impalpable. Plus rien si ce n’est la paix. Quelque part.
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R.B.

R.I.P.

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jeudi 29 octobre 2009

Nénette Se Mononucléose.

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Salut les p'tits loups c'est Super-Mono qui vous cause.
En direct de son super petit bureau avec vu sur le soleil
étincelant qu'il fait dehors et qu'elle n'a même pas la force,
ni le droit d'aller saluer. Que vous dire de plus, si ce n'est
que mes journées sont une dure répétition de rien-faisage,
de déprimitudes et de mauvaise humeur en quantités
pharaoniques. Ah je pourrais aussi vous informer que mon
corps est actuellement en train d'éradiquer tout muscle qui
tenterait de lui survivre, mais refuse d'assimiler le cours de
colloïdes hautement instructif que je tente de lui inculquer.
Voilà, des conditions d'existence plutôt mesquines, donc.
Je vous laisse, je bcp de choses à ne pas faire voyez-vous.
Bisous mononucléosés miam.
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mardi 27 octobre 2009

Nénette Raconte Des Histoires.

IMAGE: SONIA RYKIEL, CROQUIS
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C’est l’histoire d’un poisson rouge, d’une pousse de lierre vermillon et d’un vieil homme balayant la devanture d’une épicerie aussi basque que son nom de famille. Une histoire écarlate, brillante d’hémoglobine. C’est l’histoire d’un peu de dioxygène, d’un peu d’air qui traîne entre deux poumons, de branchies qui se soulèvent. C’est l’histoire d’une histoire, de choses et d’autres qui n’étaient pas sensées se rencontrer et qui finissent par signifier quelque chose, ensemble, réunies quelque part.
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L’histoire pourrait commencer par le poisson rouge, oui, la petite boule qui palpite sous l’eau, la nageoire tourbillonnante. Une chose pas plus grosse que le poing d’un bambin, persuadée que le monde n’existe pas au delà de son enveloppe cristalline. Un petit être vivant qui n’a pas vu la fissure en forme de ligne de vie sur le bord rond de sa vitrine.
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L’histoire pourrait ensuite évoquer la pousse de lierre grimpant sur les briques rousses. Cette intrépide qui se prend à grandir trop vite, et qui étire hardiment ses brindilles sur les lettres écaillées qui baptisent la porte de la boutique. Elle pourrait parler sans en avoir l'air des tâches brunes en forme de brûlure qui envahissent innocemment ses feuilles.
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L’histoire pourrait se terminer par le vieil homme, cette caricature d’octogénaire, résumé par sa peau fatiguée et ses dents étincelantes. Cette relique d’existence, appuyée sur son balai, songeant pour la onzième fois aux majuscules qu’il faudrait sérieusement penser à repeindre à l’entrée de son petit magasin. A l’eau du poisson qu’il faudrait changer. Aux lettres qu’il faudrait repeindre. A sa mémoire, qui devient plus transparente que le verre glacé du bocal. Quel bocal, au fait ?
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C’est l’histoire d’une brise fraîche qui secoue gentiment les stores de la devanture, du clapotis de l’eau, d’un bruissement de feuilles, de moustaches qui frémissent. L’histoire de trois vies qui existent simultanément et qui mourront d’un même souffle, d’une même seconde fatidique.
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C'est l'histoire d'un fait divers, d'une banalité. De trois mots imprimés dans un journal. D'un vide, qui porterait un nom.
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vendredi 16 octobre 2009

Nénette Poupée De Chiffon.

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L'explication à ma légumisation progressive depuis septembre,

à ma mini-déprime alors que ma vie était un jolie soleil, à ma

fatigue permanente, à toutes les maladies qui m'ont prises d'assaut...

L'explication est tombée: après 123456 visites chez le docteur, et

analyses... Je suis fixée, j'ai une saleté de mononucléose.


1 mois de convalescence, au moins.

Me voilà dans de beaux draps.


__Mais je souris en me disant que les médicaments

vont me rendre mon identité.


Oui je souris déjà en prononçant ce mot:




E S P O I R


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mardi 22 septembre 2009

Nénette Enfiiiiin!

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_ Il est midi-soixante-deux sur le cadran digital de la grande tour d’aluminium. Au pied de l’édifice, sous le poids écrasant de sa hauteur, se tient la môme, le cœur épinglé sur ses rêves, palpitant d’espoir. Elle contemple le chaos qui s’élargit devant ses cils, en sorte de nuée lacrymale, qui serait à la fois la cause du drame, et son effet. L’effet du temps. L’effet de cette broutille délaissée qu’a été le destin. Il pleut sur la ville à cet instant, il pleut sur la planète, et les nuages qu’on essore ont des formes de chamallow. Il est midi-soixante-deux, l’heure inattendue, l’heure déguisée en guillotine. La pluie ne cessera que lorsqu’elle aura enseveli les hommes, lorsqu’elle aura lavé le monde, l’aura déshabillé de ses mauvaises herbes. Alors la môme s’enracine sous la grande tour d’aluminium, elle se voit dans ses vitres noires, et l’éclat sombre du verre se retrouve dans ses yeux, en une mise en abime sinistre. Les femmes crient, les bébés pleurent, les visages se déforment à en faire peur, les gouttes de pluie se changent en flammes et dévorent les arbres. Il ne restera bientôt plus rien de la ville, hormis la tour, désormais rougeoyante, et puis la môme, protégée par ses murs. Il n’y aura plus de soir, plus de matin, il est midi-soixante-deux, l’heure de la fin. L’heure de l’apocalypse. Le temps s’est arrêté. Les immeubles se tordent, s’effondrent, mais le crissement du verre n’est rien à côté de celui des rêves qui se brisent. La môme ne frissonne pas, elle attend. Elle attend que le ciel s’écroule, fracasse son crâne, disloque son squelette. Elle attend d’être une miette, pour se sentir enfin légère. Délivrée du poids d’exister. Il est midi-soixante-deux et même la nature rend les armes, dispersé en cendres encore fumantes. Et la tour dégringole, à son tour. Alors la môme ferme les yeux.
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Un très très mauvais texte, mais qui résume mon état

d'esprit du moment. Je suis toute seule, au milieu d'un

foutoir sans nom. Je suis des cours qui ne me plaisent

pas, pour devenir quelqu'un que je n'ai pas envie dêtre.

Je délaisse ce que je suis, ce blog, mes petits moments

d'écriture, ma fantaisie. Nénette est en train de mourir.

Je fais le serment de me mettre une cape sur le dos et

d'aller lui donner un coup de main. Je le jure, je le crache.


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lundi 31 août 2009

Nénette Est Reviendue.

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Je crois que j'ai trouvé ma Muse. Elle s'appelle Bordeaux!
Miracle, j'ai de nouveau l'envie de griffonner!
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En attendant...
Rentrée demain. Même les mauvaises têtes m'ont manqué alors...
J'ai les gencives qui sourient!
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A très très vite! (pour de vrai cette fois)
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vendredi 21 août 2009



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Parce que la vue du sang sait être...
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rafraichissante.
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Un mois d'août finit de s'étirer. Un mois d'août très-très-très riche en cinéma, musiques, lectures. En ce moment je préfère largement assister aux histoires plutôt que de les inventer. Il faut dire que j'ai été très prise par l'écriture d'un rapport de stage soporifique et d'une lettre, très longue, épuisante, grignoteuse de nerfs, et qui n'a au final servi à rien. Aujourd'hui, je me retrouve donc ininspirée, à m'acharner sur un pauvre article que je tente d'écrire depuis le commencement de ce blog, puisqu'il porte un titre du genre "Midi-Soixante-Deux". Et dieu me pardonne, mais je n'arrive pas à cracher plus de deux mots qui crissent bien. Je suis donc un peu dans le brouillard, brouillard que j'avais pourtant interdit à ce blog. Bordel de shit, ça pourrait être pire, il pourrait y avoir une araignée planquée dans un coin.
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Des bises.__
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vendredi 14 août 2009

Nénette Entre Parenthèses.

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Nom d'une laitue il semblerait que je sois overbookée.
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(et à Bordeaux pour qques jours...)
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vendredi 7 août 2009

Nénette Et Ses Orteils En Eventail.

Je suis une vacancière professionnelle. Ne croyez pas que c’est un truc qui vient comme ça, nan, c’est tout un travail. Tout un cérémonial à respecter. Les volets qu’on a volontairement oubliés de crocheter la veille, pour que le soleil nous réveille tout seul. L’aiguille du réveil qui pointe sur un 10 encore très légèrement endormi. Les dix orteils qui s’extirpent hors des draps, le rayon de soleil qui chauffe la joue, toujours le même celui-là. Le chocolat chaud trop sucré sous la glycine, les pétales qui dégringolent pile dans le bol, le petit chat qui nous mordille (déchiquète) les orteils. La musique qui secoue la maison, le vieux tee-shirt travesti en pyjama qui glisse sournoisement de notre épaule pour dévoiler un peu tout ce qu’il cache à qui voudrait bien regarder entre le fer forgé du portail. Le livre de poèmes qu’on grignote dehors, avant que la chaleur ne nous étouffe. Les lunettes noires portées dans la maison, le vernis rose qui n’a pas été bien résistant, ouf. Les grains de raisins à la fin du repas, qui craquent sous l’incisive. Le jet de la douche, les bulles du savon au caramel, la peau toute douce, l’odeur des crèmes, l’odeur du monoï, les cheveux qui s’éclaircissent. Les rues d’Albi City, pleines d’inconnus en uniforme bob-sac-à-dos-et-coup-de-soleil, les longues robes qui balaient le sol, le cornet qu’on croque, la glace qui fond sur nos doigts. Les dernières affaires des soldes, les poches Noa Noa, la fraîcheur de la maison et la grenadine sous ses glaçons. Le téléphone, une voix du Maroc, qui traverse la mer. Le soir qui tombe, les lumières du restaurant, les amies-pour-toujours. Les souvenirs. Les innovations. Le lit toujours pas fait, les draps froissés dans lesquels on glisse sa fatigue. Les cils démaquillés, qui plongent. Demain promis, on fermera les volets.
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Je vous embrasse.

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mercredi 5 août 2009

Nénette Sur Une Plage.

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Il y a très peu de gens beaux sur une plage. Mes yeux les cherchent pourtant, mais ils ne décèlent pas les silhouettes qui brillent, les ventres lisses, les muscles tendus, comme tracés au fusain. Il n'y a pas de miracles à côté des vagues, pas de cheveux dorés, de boucles qui épousent la trace du vent, et aucune cheville à la courbe fragile n'est venue fouler le sable devant moi, dans un froissement de silice. La journée est parfaite pourtant, comme écrite à l'avance. Le soleil anihile le ciel, et le bleu environnant a dépassé le statut de couleur pour se mêler d'émotion. La brise vient de l'ouest, elle est plus douce qu'un baiser et rafraîchit ma peau, dynamise ma pensée. Il n'y a pas foule autour de nos trois nattes de bois, mais juste assez pour recréer cette sensation d'humanité mouvante, de diversité tourbillonnante. J'ai le vertige de l'homme, de ses variantes.

Il y a très peu de gens beaux sur la plage. Le soleil m'apparaît comme une sorte de révélateur, de pellicule photographique sur laquelle viennent se figer les preuves de la banalité humaine. Je ne vois pas de corps, je vois les jambes trop courtes, les peaux plissées, les cheveux emmêlés se frayer un passage dans l'eau en éventrant leur reflet, et le sillon qu'ils tracent à la surface laisse comme une marque de défaite, dans ce combat implicite entre les hommes et la mer dont-ils ont investi les bords, en masse. Entre les hommes et Mère Nature. Mais peut-on vraiment parler de combat, quand l'un des deux contestants fait office de poussière?

Il y a des notes de musique contre mes tympans, derrière les instruments surnage le bruit des vagues et ce silence retentissant qu'est le son de la tranquillité. Et une odeur de vacances s'insinue entre les grains de sable.
Il y a très peu de gens beaux sur la plage.
Pourtant aujourd'hui est une belle journée.
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lundi 3 août 2009

Nénette Est Une Artiste.

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Mon groupe 10 <3

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Je refais un peu la mise en page de mon blog, comme

vous avez peut-être vu! Et j'espère profiter de l'aprem

à la plage de demain pour griffonner un bout de texte...


A très vite!


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mercredi 29 juillet 2009

Nénette En Plein Soleil.

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STAGE OVEEEEEEEEEEER!
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Il est donc grand temps de faire disparaître mon teint de

fantôme scandinave et de remuscler les tiges anémiques

qui me servent de pattes! Et de tirer un trait sur les fast

food, hélas. Plein de d'inspiration, plein de soleil, plein de

choses à faire, de gens à revoir, de nouvelles collections à

critiquer et de places de ciné à acheter... Je crois bien que

je reviens les mecs. Et y a comme une odeur de Monoï!

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vendredi 24 juillet 2009

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Je suis en mode Beach Boys et doigts de pieds en éventail.
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FIN DE STAGE J-4
Je reviens après, promis.
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samedi 18 juillet 2009

Nénette à l'Anis.

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Ma vie est un bonbon acidulé qui picote juste ce qu'il faut. J'aimerai écrire

un article qui lui ressemble, mais j'ai du mal avec les mots satinés. C'est

peut-être l'habitude d'un tragique lacrymal. Ou d'un comique désespéré.

Quoi qu'il en soit, je suis bien dans ma barbe à papa. Alors en attendant

l'inspiration, je peux vous dire que tout va pour le mieux, qu'il y a du soleil

entre les gouttes de pluie, et que je suis de nouveau accro à Secret Story.

Quant à mon stage, c'est une douce succession de tableurs Excel et de test

Facebookiens. J'ai les épaules brunes, les cheveux qui flamboient, et asseyez

vous bien, je fais en ce moment-même mes adieux à ma frange à la Kate Moss.

Il y a du changement dans l'air, même pour les Nénette. Sur-ce je vous laisse.



Bisous de loin.

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PS: un nouvel horaire de blog:


Magique, magique...


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vendredi 10 juillet 2009

Nénette Au Boulot.

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APERCU:

Le nouveau stagiaire: Tu fais quoi?
Nénette: Je suis sur Facebook et je bois un diabolo grenadine et toi?
Le nouveau stagiaire: Je fais une pause là.
Nénette: Ah ben viens on va voler des chocolatines en bas, j'ai trouvé la planque! En plus ça tombe bien j'ai fini ma grenadine, je vais me faire un tit jus d'abricot!
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Je kiffe mon boulot. Héhé.


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samedi 4 juillet 2009

Nénette Dans La Brume.

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cosmopolitan


_ Qu'est ce que je suis contente de cette petite chose rose!


_J'ai besoin de votre aide maintenant:

CLIK SUR LE LOGO!

(1 vote par jour autorisé)

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L’écarquilleur
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De la brume. De la brume à perte de vue. Sous leurs pieds, autour de leur torse, entre leurs yeux. Voilà dix ans qu’elle a tout recouvert, des vieux sentiers perdus sillonnant la forêt, aux grands hôtels tout de blanc crépis qui bordent consciencieusement la grand- place. Dix ans que la ville est tombée dans l’oubli, et que ses habitants s’immergent lentement dans une existence léthargique. Que s’est-il passé ? Que leur a-t-il manqué ?

Dans un monde désormais lacunaire, la quête de l’origine du désastre a des allures de dédale mythologique. Et la brume vient masquer les derniers pans de vie, colmater les interstices de vérité, pointiller leurs contour. Le froid qui règne entre les murs est polaire, et s’étire comme un air glacé, auquel se mêlent les soupirs désabusés, doucement résignés. Le froid a gelé l’envie, il a étouffé la révolte, étoffé la lassitude.

Pourtant, dans cette ville glaçon, il y a encore une âme qui survive. Une cape qui tournoie autour d’un buste squelettique, une silhouette sans visage, juste un fantôme brûlant, une fin de flamme qui se contorsionne derrière deux lobes injectés de sang, figurant un regard sans histoire. L’écarquilleur. Ainsi l’appelle les habitants encore capable d’inventer un nom. Car lorsqu’on les retrouve, ses victimes ont les yeux révulsés et les paupières béantes. Voilà dix ans qu’il n’est plus vraiment un homme, mais un spectre de colère, une ombre menaçante qui étend ses ailes sur la ville mourante. La brume a volé sa mémoire, mais elle n’a rien pris à sa rage. L’écarquilleur n’est pas un meurtrier, car ceux qu’il assassine ne sont plus tout à fait des vies, mais des pantins qui respirent. Et leurs regards ternis sont l’écrin qui renferme l’explication. L’écarquilleur le sait. Il est un enquêteur légiste, un détective funèbre. L’arbitre du combat singulier entre les hommes et leur propre fin.

L’écarquilleur veut des réponses. Il n’y en a qu’une, et elle est dans la brume, il l’a compris. Cette brume qui s’étend à perte de vue, cette punition qui vient du ciel. Les hommes auraient-ils des raisons de payer ? Qu’y a-t-il dans leur chair, derrière leur pupille vide, dans ce labyrinthe d’excuses qu’on appelle cerveau ? L’écarquilleur cherche, arrache, évide, le sang coule, tandis que les hommes continuent d’expirer leur bêtise, en volutes blanchâtres.

Et la rumeur dit que la brume a gagné la ville voisine.


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dimanche 28 juin 2009

Nénette Fait Du Barbouillage.

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_ Confessions d'une couleur

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____Je suis la mal aimée, celle qu’on n’assortit pas, je suis le crayon de couleur intact au fond d’une trousse d’enfant. Je n’existe même pas sur un gribouillage maladroit, ou bien trop peu. Je suis le soleil pourtant, l’éclair, l’étoile, mais qui se soucie aujourd’hui de ce qui se trame au coin du ciel ? Voilà pourquoi je m’étale étroitement sur un coin exigu de la feuille de dessin, en habitante illégitime de cette horizontale qui figure le ciel en osant naïvement le limiter, entre la brioche boursouflée d’un nuage qui cligne de l’œil et la silhouette disproportionnée d’un oiseau. Même si elles me dénaturent, je bénis pourtant ces mains d’enfants qui m’insufflent la vie en me faisant exister dans une parcelle de soleil, ou la blondeur des cheveux d’une Maman au buste trop long, à la peau trop rose.
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Ailleurs, je n’ai pas trouvé de sens véritable. Je suis une couleur utilitaire, un ingrédient. Je rehausse mes voisines de palette, je suis l’éclat du vert émeraude, le feu de l’orange crépitant. Et entre les lignes de l’arc-en-ciel, j’ai des allures d’intrus invisible, d’erreur inopinée. Je suis une information, je suis l’encre du surligneur de l’étudiant, je suis l’enduit des lambris glacés de l’armoire à produits dangereux dans la salle de TP. Je suis l’alternative pratique, la solution en cas d’hésitation, oui, je suis la couleur des murs de la chambre du bébé lorsque les parents préfèrent avoir la surprise. Je suis un concept hybride, je picote et fais cligner des yeux mais je n’éblouis rien. Je suis gênante, agaçante, et pourtant trop claire pour être discernable. Je ne transcris rien, mon encre n'alimente aucune plume, je n’ai jamais écrit la moindre bribe, la moindre miette de mot, la lumière me rend invisible et la nuit ne me dévoile pas pour autant. Même les fleurs semblent moins jolies lorsque je me mélange à leurs pétales.
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Et lorsque dans un élan de désespoir, je cisaillerai le fil de ma demi-vie sans mémoire, je ne deviendrais même pas mon propre éclat un peu terni, mais une tâche orangée sur le sol, une flaque mal mélangée, une odeur de sang qui salit quelque chose, quelque part. Et ce sera la fin méritée d’une existence secondaire.
L’épilogue insipide de l’histoire d’une couleur primaire.
Pas de larmes, pas de mains qui se tordent, ni d’ongles qui crissent.
Juste un rire jaune, qui résonne quelque part.
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Et dire que je ne suis même pas la couleur d’un Ipod.


(oui bon en fait si mais ça fait bien de finir comme ça alors chut)


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samedi 27 juin 2009

Nénette Fait Un Voeu Liquide. Et Souhaite Pouvoir Nous Repêcher.



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Le Petit Mousse


_____Il se tient près du grand mât, comme pour s’enchaîner au ciel. Le petit mousse est aveugle d’un œil, l’autre est sa fenêtre sur l’humanité, l’épicentre verdoyant d’un monde métallique. Le remous des vagues l’écœure un peu, et l’écume blanche que le bateau brasse sur son sillage mime un peu la farandole des cailloux du Petit Poucet. Le petit mousse ferme son unique œil et se concentre. Il est ce personnage de contes, ce petit être dépassé par sa propre solitude. Alors que fait-il en pleine mer, dans son habit de corsaire ? Il ne le sait plus lui-même, il a embarqué pour l’aventure, pour la douce saveur de ce bonbon acidulé qu’est l’inconnu. Vivre pour respirer, et non plus respirer pour vivre. Pourtant l’air salé qui vient se loger dans ses poumons est comme imprégné de mensonge. Le petit mousse s’accoude au parapet, il voit le bleu du ciel, le bleu de la mer, et se sent prisonnier du tout qu’ils forment, menacé par cette nature dans laquelle il s’est engouffré la tête baissée, comme porté par un vent de liberté. Et s’il avait été trop prétentieux ? Trop fou d’avoir cru que la mer serait une alliée dans sa quête de pureté ? Et tandis que les rouleaux lacèrent obstinément la coque du bateau, il commence entrevoir la certitude qu’il n’y aura pas de temps pour un retour. Que l’immensité aura raison de lui, et qu’à défaut de le rendre maître de cette frêle petite chose qu’est son destin, elle lui enseignera la sagesse.
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Cent années ont coulé sur sa nuque et il se tient près du mât, comme pour anticiper l’ascension finale. Le petit mousse n’est dorénavant petit que par la taille et les stigmates sur sa peau brunie sont les plus beaux témoignages de sa survie. Il n’est plus qu’une vieille toile distendue, pourtant il est entier et dans son unique œil scintille le bleu dans lequel il s’est finalement trouvé. Le petit mousse est un petit grain de sable en équilibre, il ne parle plus mais il écoute, il ne lit plus mais il contemple, et le murmure incessant des vagues reste ce secret qu’il n’a pas osé profaner. Le ciel, la terre, la mer, la brise du vent sont ses étendards, et surtout de bien meilleurs amis que l’homme. Homme qu’il n’est plus aujourd’hui, non, il est l’odeur salée sur sa propre peau, il est le bruit sec de la voile qui claque, il est le bois du mât qui soutient son vieux corps cicatrisé, il n’est qu’un petit mousse, et son nom a des allures de bulles de savon.
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Alors dans un dernier effort il ôte son vieux couvre-chef rapiécé, et s’agenouille sur le pont, il pèse de tout son poids sur ce sol qu’il a mille fois briqué et qui brille de ses efforts, il pèse de tout son poids vers la mer, celle qui lui a offert sa plus belle prise. Sa sérénité. Le petit mousse s’asphyxie sous le soleil. Et son dernier souffle sonne comme une poésie silencieuse.


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vendredi 26 juin 2009

Nénette Is A Moonwalker.



Sans être une fan inconditionnelle du personnage...
Le monde brille résolument moins bien ce matin.


R.I.P.

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lundi 22 juin 2009

Nénette ou Madame Liberté.

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RATTRAPAGES D'ANALYSE CHIMIQUE OVEEEEEER!



I am happy, de ce fait :)






Vous savez quoi les p'tits loups, hier, et pour la toute

première fois de ma vie, je n'ai même pas pensé à la

fête des pères. Ce qui se célèbre par... roulement de

tambouuur... le retour de Madame Inspiration!


-_Je suis en vacances et j'vous aime. Bisous Bisous.

(ce texte est en fait inspiré d'un autre, que j'ai écrit

et publié il y a quelques mois sur ce blog... Voilà...)_
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Il n’existe plus, aujourd’hui. Peut-être n’a-t-il jamais réellement existé. Le modèle, l’appuie, le roc et son ombre protectrice. Les liens du sang ne sont pas sacrés, les véritables ligands sont ancrés dans l’histoire, les deux pieds dans cette eau translucide qu’est la sincérité. Un coup de gomme sur l’arbre généalogique, et la boucle du deux se raidit jusqu’à épouser ce pic qu’est le un. Un seul parent. Plus de virages et de routes tortueuses, mais une ligne droite vers la sûreté. Vers l’épanouissement ?

Mon histoire est celle de milliers d’autres moi, petits êtres démantibulés, petites mouches prisonnière de l’immense toile des luttes intérieures et conflits d’intérêt. Est-on un monstre si on choisit de rejeter la moitié de son ADN, plutôt que de l’aimer ? Doit-on tuer toute marque de reconnaissance, ou bien rester redevable, malgré tout ? La question serait simple si elle n’était pas posée à une môme haute de douze années, uniquement vieille d’un temps converti en calvaire. Car en réalité l’agneau ne doit rien au loup, si ce n’est son reflet déformé gravé sur l’émail de deux canines brillantes. Si ce n’est la mise en terre sans le moindre cérémonial de cette petite chose ténue qu’est l’innocence.

Le jour où j’ai fait un pas vers le paternel que j’avais rejeté, celui-là me rayait de sa mappemonde pour de bon. Et alors ? Il m’a suffi d’hausser les épaules et d’avancer bien droite sur mes bottines, le menton toujours plus haut, sans me prendre les pieds dans le trottoir. Parce qu’à défaut de m’avoir montré comment respirer sous l’eau, mes vingt années d’existence m’ont au moins appris à marcher, et que mon monde ne se résume pas à un quadrillage de méridiens et de parallèles. Après tout, les égratignures ne sont rien lorsqu’elles forment un joli dessin, lorsqu’elles transcrivent un progrès. Et au fil des jours, on apprend à supporter les complications, à respecter la douleur, parce qu’elle sait être douce celle-là, quand elle est d’humeur satinée. Grandir sans figure masculine n’est pas impossible, l’ascension donne plus d’ampoules aux pieds, mais elle n’en est que plus jolie. Et d’avoir souffert à trop fortes doses on parvient à capter plus précisément le sens des mots bonheur, privilèges, euphories. Alors arrive ce jour où l’embryon de demi-vie qui nous symbolise se mue maladroitement en ce qui pourrait ressembler à un petit bout de femme un peu tordu. Faudrait un peu revoir les détails et les entournures, mais on dirait bien que ça prend forme, finalement. Et au creux de nos cils se dessinent des miettes d’espoir qui brillent comme des bijoux. Ce jour là on comprend qui on est, et à qui on ne veut pas ressembler, et même si tout ça à des allures de labyrinthe, on s’en contrefout, parce que notre destin est plus clair que jamais, et que nos poches sont remplis de rêves tellement dodus qu’ils risquent pas de se faire la malle par un petit accro mal recousu.

Ce jour là devient l’instant où on à bousillé la chrysalide. L’instant de l’implosion.




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Nénette S'intériorise.

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[ TREEEES VIEUX TEXTE, MAIS QUE VOULEZ VOUS QUAND L'INSPIRATION NE VEUT PAS...]

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- Je voudrais que le monde s’écrive, qu’on ne lise plus dans un regard mais entre deux mots bien placés. Je voudrais que chacun se construise en se poétisant, je voudrais lire en chacun de vous, je rêve de feuilleter vos pages, et de m’écrire entre deux chapitres. D'exister dans un vers, de me deviner menottée à une interligne, ou derrière un alinéa. Je pourrais vous dire que cette obsession est née un fameux mardi quatorze octobre deux-mille-cinq, en cours de philo, qu’un éclair de lyrisme m’a brusquement terrassé et que j'ai entrevu la vérité. Mais entre nous, vous faire gober ça serait vous prendre pour des truites nucléaires convertibles en canapé-lit. Parce qu’un déclic ça n’existe pas, et qu’en cours j’étais bien trop obnubilée par le coloriage méthodique des mes feuilles à petits carreaux pour soliloquer sur mes propres interférences existentielles si vous voulez savoir. En réalité, et pour être tout à fait honnête, l'idée d’un débarbouillage spirituel a pointé son nez sans que personne ne l'ait invitée, et j'ai subitement décidé de m'écrire, à défaut d’écrire. Parce que je suis une Nénette, que je traîne vingt années dans mon dos sur une pente plus glissante qu’une savonnette, et que je cherche désespérément à coller une étiquette à ma vie. Pas une vulgaire étiquette de bagages, non, plutôt une de ces mignonnes petites choses qu'on voit sur les pots de confiture à la myrtille vous voyez, à l'écriture ciselée toute pomponnée. Oui coller une étiquette à ma vie. La labelliser. La synonymiser, à défaut de pouvoir lui apposer une définition. Parce qu'on a tous cette incompréhension en nous, ces élans de désespoirs criant de sincérité qui nous transcendent lorsqu'en trimballant sa vie, on la cogne à celle d'un autre, en prenant tout bêtement le train, en s'engouffrant dans une rame bondée ou en posant ses fesses sur le cuir élimé du siège d'un bus. Parce qu'on se heurte à la réalité, à l'humanité, à la différence, à ce qui pourrait être nous mais qui ne l'est pas. Rien n'est plus terrifiant que le regard de son voisin, rien n'est plus oppressant que ces vies suspendues autour de nous, qui jouent aux boules de cristal dans nos oreilles et se heurtent à notre propre sphère dans un écho aigu. Avouez. On est tous des philosophes de l'inconnu, plus ou moins torturés, des mecs et des nanas alambiqués aux mécanismes synchrones, qui cherchent la vérité dans un appel de phare, un battement de cil ou une faute de frappe. Alors oui j'ai décidé de m'écrire, de me raconter pour vous raconter, de me dire en vous décrivant. Je m'en vais vous griffonner la vie, de haut de mes deux malheureuses dizaines, dans tous les sens, à la va-vite ou à tête reposée, entre deux cours de droit du travail ou la tête appuyée contre la vitre du train, ou encore tyrannisée par une insomnie, et je me marre, je ris toute seule de ma prétention et de mon outrecuidance. Parce que rien n'a commencé ce fameux mardi quatorze octobre deux-mille-cinq et que tout se fait aujourd'hui. Parce que la vie n'est qu'une tarte aux prunes légèrement cramée sur les bords, et qu'à défaut d'être nées du même moule, on sort tous du même four, oui pour tout ça j'ai bien envie qu'on caramélise ensemble. Alors j'ai décidé d'écrire notre encyclopédie de manière non encyclopédique, de nous rendre hommage pour nous trouver un sens, de nous écouter pour m'aider. Un peu. Ma vie est un soap opéra bien ficelée, pourtant j'écris ces lignes en me demandant ce qu'on peut bien écrire entre deux mots, en me demandant ce que je pourrais bien écrire dans la suite. Alors si brusquement je m'arrêtais, pour mieux continuer_?


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dimanche 14 juin 2009

Nénette Revient. Yeah.

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FIN DE MA PREMIERE ANNEE A BORDEL.

Je déteste les épilogues.

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Rectification:

ceci n'est pas un épilogue car je m'en vais à

présent affronter cette redoutable épreuve

que sont les rattrapages. Hé oui hé oui.


_Donc pas trop d'inspiration là hum.


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dimanche 7 juin 2009

Nénette S'en Remet Au Soleil.

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*** * ***

Un enfant se tient dans le creux ombragé du parc, et sur son visage sont dessinés les contours ensoleillés des feuilles de l'arbre centenaire qui ploie au dessus de son petit corps. Autour de son poignet s'étire un fil blanc, au bout du fil plane un ballon rouge. A deux pas de l'arbre deux tiges de roseaux se noient dans une vaniteuse flaque qui se prétend mare. A la surface de l'eau trois cercles concentriques se grandissent, sous ces cercles s'agite un poisson rouge. Autour d'eux s'étend un silence froissé par le clapotis de l'eau, ou le bourdonnement d'un insecte. La nature est belle, quand elle est bien rangée.

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Un ballon rouge, un poisson rouge. Une entaille rouge sur le bras de l'enfant. Trois fois rien. Une bêtise de cours de récréation pourrait-on supposer en se fendant d'un sourire. Pourtant l'enfant ne va pas à l'école. Et cette blessure il se l'est infligé. A peine six ans d'existence et il a déjà tout multiplié. Les voitures bleues par les voitures rouges, les grains de sel par les grains de poivre, les battements de cils par les froncements de sourcils. Six ans qu'il n'accepte plus de manger que des aliments découpés en carrés parfaits, ne boit dans un verre que s'il est plus transparent que l'eau qu'il contient, ne parle pas, refuse de porter du vert, ou encore perd violemment, et jusqu'à se blesser, le contrôle de son petit corps lorsqu'il s'agit d'aller au parc. Car l'enfant n'aime pas le parc. Il déteste cette foule désordonnée de détails qu'il assimile malgré lui, les feuilles des arbres dont il ne peut s'empêcher de retenir le dessin des nervures, les tiges de roseaux dont il estime inconsciemment l'angle qu'elle font avec la verticale, il déteste ces cercles qui s'étirent vers lui et la simple vue d'un poisson prisonnier de l'eau lui coupe la respiration. Il la déteste cette nature si mal rangée, il la haît.

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Il a six ans et il se tait. Et s'il est muet, c'est de compréhension. D'assimilation de ce monde qu'il a mis en équation. Son intelligence est un fardeau qu'il porte à bout de bras, un fardeau car elle lui a tout révélé. Ecartelée entre le bien et le mal, il la voit, la vérité. Elle l'éblouit, sans même scintiller, pourtant lui la contemple sans ciller. Et dans son regard d'enfant plane l'ombre d'un vertige mal épellé. Car ce vide-là s'étend à l'infini, plus haut encore que le sommet de l'arbre centenaire qui ploie au dessus de son petit corps. Alors l'espace d'un instant il se débarrasse des lettres, des chiffres qui s'emêlent entre ses tempes, par sa pensée il les concentre au coeur du ballon rouge, puis il détache le fil de son frêle poignet. Pour une seconde il se diminue en se délivrant de sa clairvoyance.
Une seconde de quiétude.
Et le ballon rouge se perd dans un nuage, près du soleil.

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Je finis de planter mes partiels et je reviens.___

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jeudi 28 mai 2009

Nénette-Et-Ses-Partiels-Vous-Saluent.

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Ben quoi je leur donne la tête que je veux à mes partiels.
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FREDDY DANS SKINS. HEHE.
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MECANIQUE: DONE
ELECTRONIQUE: DONE
ANALYSE CHIMIQUE: DONE
THERMOSTATISTIQUES: DONE
GESTION: DONE
THERMO DU SOLIDE: DONE
CHIMIE QUANTIQUE: DONE
ELECTROMAG-LASER: DONE
RSNE: DONE
ELECTROCHIMIE: DONE
POLYMERES: DONE
ALCENES: DONE
MHO: DONE
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mercredi 20 mai 2009

Nénette En Mode Noir Sur Noir.

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Mourir c’est délivrer quelqu’un de quelqu’un d’autre. Quelqu’un d'autre c’est l’enveloppe charnelle, ce puzzle de peau humaine, de tissus usés par la chronologie de ce roman fleuve qu’est la vie. Quelqu’un d'autre c’est le cerceau de mythologie qu’on a petit à petit tracé autour de ses pieds joints, c’est l’histoire qu’on raconte en s’évoquant, c’est la vérité toute nue entre les mains de cette chirurgienne d’existence. Et son coup de bistouri qui va bien avec le teint. Quelqu’un… ou la reproduction la plus fidèle de la toile complexe qu’est notre autoportrait. Quelqu’un pour l’être qui nous transcende et vit lové entre nos côtes. Et à force d'habiter un squelette le voilà qui en épouse les formes, son dos se voûte au nom de tous les poids qu’il a pu porter, ses doigts s’écartent d’avoir trop souvent dû lâcher prise, sa mâchoire s’affaisse pour toutes les fois où nos lèvres sont restées scellées. Quelqu’un c’est avec un peu de chance ce qui restera de nous après la fin, après la chute brutale du rideau sur dix décennies de dictature. De ce tyran de quelqu’un d'autre. De l’imposteur, l’autre contre qui la vie nous a troqué en lui greffant nos empreintes digitales. Mourir c’est infliger la peine capitale à cet enfoiré, condamner le coupable et délivrer celui qui disait la vérité.
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Mais mourir c’est aussi expier en expirant une dernière fois. Un peu comme si de toutes ces années de respiration, d’air brassé dans nos poumons, ne restait plus que le souvenir glacé d’un pêché un peu honteux. Alors on s’excuse silencieusement pour l’imposture, on tamponne ses yeux obstrués par la cataracte, et entre les rigoles que les rides ont creusé, une larme salée se mue en wagonnet de montagnes russes. On l’entendrait presque grincer, tant l’appareillage est ancien. Alors mourir ça n’est plus qu'expulser d’un simple affaissement de poitrine le calque translucide sur lequel on avait tout tracé, à l'époque, en se disant que ça marcherait.

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Mourir c’est froisser le brouillon et jeter les négatifs, sans qu’il n’y ait jamais eu de tirages, c’est un dernier dixième de secondes pour enfin discerner les couleurs, et les mélanger.

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Oui je crois bien que c'est aussi confus et désordonné que ça.__

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Je suis en mode exams-dans-dix-jours les poulets.

D'où mon positivisme.

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Je suis désolée de la tournure inattendue et

hautement lyrique que prend ce blog, mais

je n'arrive plus à parler de moi et je ressens

de plus en plus le besoin de psychanaliser le

monde. Etrange je sais. Je vous aime. Bises.

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dimanche 17 mai 2009

Nénette Capte Putôt Mal.

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La tonalité du téléphone, les notes qui s'égrènent au creux du combiné, c'est comme l'écho de sa propre attente. Une sorte de reproduction sonore du défilement de nos pensées, du premier "J'ai besoin de t'entendre pour une raison particulière" jusqu'au "J'aurai absolument voulu te parler" terminal, jusqu'au cliquetis sec de la touche qu'on enfonce pour couper court à ce dialogue muet entre soi-même et ce silence crypté. Je trouve qu'un appel manqué, dix, quinze secondes d'attente dans le vide, suffisent à évaluer l'affection qu'on porte à la personne en question. Trois sonneries et la quatrième, décisive, est le couperet qui vient trancher le noeud entre deux alternatives précises. Parce que la suivante sonnera comme une excuse, ou comme un regret. L'excuse, d'abord. Plate comme une limande. L'excuse faite à soi-même, l'excuse de ne pas aimer l'autre, ou l'excuse de sa propre lâcheté. Les sonneries se succèdent, sur leur rythme se calque le passage d'une illusion à la réalité. Je t'appelle, je t'appelle à contrecoeur je crois, je n'ai pas envie de t'appeler pourtant je t'appelle, tu n'es pas là, tant-mieux-déguisé-en-tant-pis. L'excuse ne répond pas à un élan mais à une poussée anonyme dans le dos. Et on raccroche précipitement avant même que le répondeur ne se déclenche, comme pour assassiner le dernier risque, et non pas la dernière chance. Celle-là on l'a déjà tué depuis longtemps. Le regret, ensuite. Cette petite bestiole sous-jacente, toujours planquée au creux de nos reins, qui vient nous tirailler dès qu'elle nous manque un peu trop. Le regret est le cousin jumelé de l'espoir, ou son dédomagement en cas de perte. En bonne mauvaise-copie, il grandit avec lui et le singe, mais dès que l'autre disparaît, il enfle et se déforme de sa vraie nature. Quatrième sonnerie. Il, elle ne répondra. Cinquième. J'étais prêt pourtant, j'y croyais. Les sonneries s'égrènent à leur rythme, et celui des battements dans notre poîtrine s'en désynchronise en s'accélérant. L'attente n'est pas fictive. D'ailleurs cette fois-ci on laisse parler la voix aux intonations métalliques parce que, même si elle n'est qu'une version robotisée de l'autre, elle le symbolise un peu. Puis il y a le bruit du combiné qu'on repose, qui sonne juste, et le silence, bruyant de pensées.

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Quinze secondes. Même pas le temps de réchauffer un brownie au micro-onde, mais assez pour évaluer l'être humain qui se débat sous notre peau.

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mardi 12 mai 2009

Nénette S'en Revient Du Tic.

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__On pourrait dire que tout a commencé et s'est terminé avec une odeur de shampooing Dove dans les narines. D'abord il y a eu mon sac soigneusement bouclé, la Nénette méticuleuse que je ne suis pas qui a pour une fois pensé à tout et qui plutôt fière a grimpé dans le bus, la tête déjà pleine de souvenirs anticipés. Et le flacon de shampooing, bousculé par tant d'ordre, a réagi en déversant tout ce qui a jamais été possible de déverser dans une petite pochette en toile. On pourrait se dire que trois molécules savonneuses au fond d'un sac mouillée c'est finalement pas grand chose, mais elles représentent à elles seule ce grand désordre organisé qu'a été le TIC. Quatre journées à Montpellier, quatre étoffes tissées de sublime n'importe quoi. Quand je pense TIC, je pense tentes plantées à l'envers, soleil qui transperce la peau, je pense batailles de marqueurs indélébiles, démaquillant et re-batailles de marqueurs indélébiles, je pense lingettes pour bébés contre bidons de vodka suspendus par une bout de ficelle et portés jours et nuits en guise de sac à main. Parce que finalement, le TIC n'est ni plus ni moins que la photographie d'un immense paradoxe, pris sous sa forme la plus élémentaire. Pendant quatre jours il n'y aura eu en fait que cet affrontement permanent entre le jour et la nuit, le sport et le coma éthyllique, la mentalité bordelaise et les esprits concurents, notre chorégraphie de pom-pom et la leur, mais surtout entre l'image que chacun d'entre vous se fait d'un élève ingénieur et la réalité. Parce que plus vous vous hissez vers le haut de cette montagne rocailleuse que sont les études, plus vous avez de chances de déraper contre une anfractuosité. Délicieusement. Et même moi, Nénette, cette Nénette qui il y a cinq ans encore était la chose la plus furtive que vous ayez jamais connu, oui cette Nénette là s'est roulée dans l'herbe en s'égosillant, s'est fait plaqué au sol par un agent de sécurité, et a fait, et vu des choses qui pourraient assassiner sa grand-mère simplement si elles lui étaient murmurées à l'oreille. Le TIC c'est pourtant la chose la moins honteuse qui existe, peut-être la plus simple, finalement. Des embryons d'adultes regroupés par tee-shirt qui s'affrontent en s'aimant, des grands enfants retranchés dans leur état le plus naturel, des fragments de vérité à eux tout seul. Le TIC c'est une sorte de tuerie par le rire et par la terre entre les orteils. J'ai aimé être cette personne échevelée et gribouillée de marqueur, parce que je l'ai été avec mes copines échevelées et gribouillées de marqueur. Alors oui tout se finit un dimanche soir, sous une douche brûlante, une odeur de shampooing Dove dans les narines, mais quatre jours de bêtises compartimentées, c'est pas le genre de truc qui s'en va avec des bulles.
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A partir de ce jour, je me déclare officiellement célibattante assumée.
Parce que franchement, je ne vois rien qui me fasse vraiment rêver.
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IMAGE: STINA PERSON
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